Les milieux naturels terrestres sahariens

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Les milieux naturels terrestres sahariens

    12, 2008 10:47 pm

Les milieux naturels terrestres sahariens et le peuplement de mammifres

Les mammifres sahariens exploitent, dans leur grande majorit, des environnements terrestres. Il semble donc ncessaire de fournir quelques prcisions sur les divers types de milieux naturels susceptibles de les hberger.
Comment classer les milieux naturels sahariens

La richesse dun peuplement animal est conditionne par les contraintes climatiques de lenvironnement et par les ressources que les milieux naturels peuvent offrir aux populations animales.
Pour tout tre vivant (essentiellement constitu deau) le facteur limitant principal, en milieu dsertique chaud, est la disponibilit de leau. Les vertbrs tant des htrotrophes, la disponibilit de la nourriture, donc de faon schmatique, la rpartition de la vgtation, constitue un autre facteur limitant important. Deux autres points, lis au comportement, sont aussi considrer : la capacit pour le milieu de fournir des abris ou des refuges et les qualits du milieu par rapport aux capacits de dplacement de ces animaux. La frquentation des milieux naturels est conditionne par la disponibilit de ressources trophiques et par la prsence deau. En effet, certains vertbrs, en particulier partir dune certaine taille, ne peuvent se passer dun apport deau de boisson pour reconstituer leur quilibre hydrique. Une nourriture frache, mme riche en eau, ny suffit pas toujours (cas des onguls). La prsence despces de vertbrs plus ou moins infods un type de milieu (ce qui correspond la notion dcotype et dans laquelle on peut placer les formes sabulicoles, rupicoles, etc..) sera signale : la dynamique dun milieu repose sur un quilibre des relations proies-prdateurs et il nest pas indiffrent de connatre les reptiles et les mammifres hbergs par les diffrents types de milieux terrestres sahariens.
Une autre srie de descripteurs des qualits physiques du milieu doit aussi tre prise en considration dans lanalyse des milieux naturels: ce sont les critres daphiques, gotropiques, hydriques et altitudinaux.
Le critre daphique (nature du substrat) permet de distinguer deux grandes catgories de terrains (on ne peut pas parler de sol, au sens pdologique du terme, la fraction organique inclusc dans les terrains de surface du Sahara, tant quasi inexistante) des terrains compacts, constitus de roche-mre, et des terrains meubles, composs de sables ou de poussires. Entre ces deux extrmes, toutes les formes de transition (normes blocs, rochers, cailloux, graviers, sables grossiers, poussire de fech-fech) peuvent tre rencontres.
Le critre gotropique concerne lorientation du plan du substrat par rapport la pesanteur. Ici aussi, deux extrmes se rencontrent : la surface quasi horizontale de grande dimension, sur les plateaux et les plaines, sopposant au plan vertical des falaises des canyons et de certains rebords de plateaux. Bien entendu ici aussi des formes de transition, plans plus ou moins inclins, existent.
Le critre hydrique fait rfrence la disponibilit spatiotemporelle des plans deau libre. Au Sahara, tous les termes de transition existent, depuis le plan deau permanent de certaines gueltas, jusqu la scheresse des hamadas. Dans ces milieux daccueil, les zones humidit prenne prsentent des ceintures concentriques de vgtation, ordonnes en fonction de lasschement progressif des terrains. Selon le pouvoir de rtention deau du terrain (sable ou roche fissure), la rserve deau utilisable par les plantes et les animaux sera plus ou moins durable. Leffet du climat dterminera la dure de fonctionnement plus ou moins longue de ces milieux.
Le critre altitudinal : laltitude modifie les qualits des milieux daccueil (variation de la temprature, de la pression atmosphrique et de la pluviomtrie, tagement de la vgtation). Au Sahara, ce critre varie de 130 mtres sous le niveau de la mer (dans les dpressions de Qattarah en Egypte) plus de 3.000 m dans le Tibesti.
La classification que je propose essaie dintgrer la srie de critres biologiques et la srie de critres topiques. Pour des raisons de commodit, trois grandes catgories de milieux daccueil sahariens seront considres les milieux meubles, les milieux rocheux, les milieux humides. A ces trois grandes catgories, qui recouvrent la quasi-totalit du domaine saharien, il faut ajouter celle des milieux ctiers, linfluence maritime sexerant sur une profondeur limite de cette norme surface continentale.


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    12, 2008 10:49 pm

Les milieux meubles
Les milieux meubles se dfinissent par opposition aux milieux rocheux. Ils runissent des catgories trs diverses suivant la nature de la roche et sa granulomtrie. On rencontrera aussi bien des milieux o dominent les graviers que des milieux o domine la poussire, des milieux siliceux que des milieux argileux. Parmi les milieux meubles, les milieux sableux occupent environ le quart du Sahara. Ils sont dissmins travers toute la surface du Sahara, de lAtlantique la Mer Rouge, de lAtlas au Sahel. De plus, lintrieur des zones rocheuses, des accumulations de sable peuvent sobserver dans certains grands lits doueds ou sur le revers de certains versants.
Les ergs
Cest, de toutes les formations meubles du Sahara, la plus caractristique et la plus emblmatique. Lerg est constitu par une succession de dunes (le terme dedeyen est utilis aussi au Sahara oriental, celui de ramleh en Libye). Ces amas de sables vifs peuvent surmonter le niveau de base de plusieurs centaines de mtres. Ils proviennent du remaniement, par rosion fluviale puis olienne, des sables composant les grs de la roche-mre. La structure de la dune est lie sa position par rapport au vent qui la gnre et lentretient. La face sous le vent est abrupte et son sable ne prsente quune faible cohsion. La face au vent a une pente douce et son sable est cohrent, souvent compact. La vgtation ne se dveloppe que sur cette face. Les systmes dunes entrecroises dterminent, la base des dunes, des cuvettes pigeant leau de pluie et o la vgtation est en gnral assez dense. Un facis intermdiaire est constitu par les accumulations de sable sur les pentes rocheuses ou sur les rocailles inclines. Son paisseur est toujours plus faible que celle de lerg sensu stricto. La vgtation y est moins importante, mais constitue des mmes espces que dans lerg.
A la base de la dune, on trouve des espces arbustives (Retama retam, Genista saharae, Calligonum comosum, C. azel, Leptadenia pyrotechnica, Tamarix articulata) et herbaces (Aristida pungens, Danthonia, Moltkia, Malcomia, Neu rada procumbens). Plus haut, parfois jusquau sommet, cest le domaine des herbaces (Aristida acutifolia, Cyperus conglomera tus, Cornulaca monacantha, Danthonia). Le recouvrement est cependant faible, infrieur 4 % ; il natteint 20 % quexceptionnellement.
Lerg est un milieu trs particulier en raison des proprits de lnorme masse de sable qui le constitue. Dans sa partie superficielle, seule zone accessible aux vertbrs, il est extrmement meuble et ne se prte pas bien au fouissement. Les terriers dune certaine importance sboulent facilement. Seuls quelques lzards (Acanthodactylus) et rongeurs (Gerbillus gerbillus, G. pyramidum) peuvent sy installer. La masse de sables vifs de lerg est le milieu exclusif de certains reptiles fouisseurs (hyperpsammiques) qui se dplacent en plonge dans le sable cest le domaine des scincids comme Scincus scincus. Le dplacement sur les sols sableux est facilit par des adaptations (franges dcailles des lacertids, touffes de poils plantaires des gerbilles et fennecs, sabots largis des addax).
Lerg est une zone de pturage importante car la rserve deau qui saccumule dans le sable la suite des pluies et surtout des crues est particulirement importante et durable. Il sagit gnralement de pturage chameaux, car les mares ny sont que temporaires ce qui l.mite laccs, le reste du btail devant sabreuver chaque jour. Les espces sauvages caractristiques de ce milieu sont les acanthodactyles, les scinques, varans et vipres, laddax, la gazelle dama, le fennec, les gerbilles et gerboises.
Les zones de sables fins
Il sagit de zones dont la surface est sensiblement horizontale, peu accidente, et dont le sol est constitu de sdiments trs fins (85 %) sur une grande pai5seur (Leredde, 1954). La profondeur de ces terrains peut
atteindre plusieurs mtres. La
sensibles laction olienne et la prsence de nebkas y est la rgle. Les nebkas sont des buttes de sable qui se forment par accumulation, la base des plantes, pouvant constituer des volumes de 1 m de haut et de 3-4 m de longueur. Ces buttes sont rodes secondairement par les crues. Les nebkas confrent ce milieu sa physionomie bossele caractristique. Cette zone plane est parcourue par un rseau doueds larges (100 400 mtres), peu encaisss. Des dpressions fermes peuvent, aprs les pluies, conserver des mares temporaires. Ce milieu constitue une transition vers la dune. Localement, dans les rgions riches en gypse, la finesse du sdiment peut augmenter et lon passe du sable la poussire : il sagit de formations de fech-fech. Ces terrains sont peu favorables aux dplacements des mammifres de grande et moyenne taille, en raison de la faible cohsion du matriau.
La vgtation des zones de sable fin est caractrise par deux espces prennes Aristida pungens (le drinn) et Calligonum comosum (lazel). Les espces herbaces y sont abondantes (Senecio coronopifolius, Bassia muricata, Cystanche phelypea). Les arbres y connaissent un dveloppement plus important que dans les plaines sables grossiers (Acacia seyal, Tamarix articulata). Ce dernier est en gnral tabli sur le bord des oueds sableux, ou occupe le sommet de nebkas. Son systme radiculaire extrmement dvelopp lui permet de drainer sur une grande surface et grande profondeur leau dont il a besoin. Lespce nest peut-tre pas, au sens botanique, caractristique dun milieu dtermin, mais sa prsence est toujours lie des sables profonds et des coulements souterrains. Lacheb a une productivit extrmement importante dans ce milieu. Il peut former des prairies de plusieurs hectares, o la vgtation continue peut atteindre un mtre de haut. Les ressources vgtales importantes de cet environnement (prennes ou temporaires) en font une zone privilgie pour le pacage du btail et des herbivores sauvages (Gazelle dorcas). Les grandes tendues ouvertes sont particulirement adaptes leurs dplacements grande vitesse. Le sol meuble convient aux espces fouisseuses qui peuvent y tablir leurs terriers (lacertids, varans, vipres,

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    12, 2008 10:52 pm

Les plaines sableuses
Cette vaste tendue se dveloppe au pied des plateaux, gnralement
niveau du contact grs-granites. Il sagit dune tendue peu accidente, parcourue par des oueds larges, aux rives peu encaisses, simples ondulations dans la plaine. Elle est constitue de sables grossiers mls de graviers (28 % de sables de diamtre > 0,5 mm ; 9 % de graviers de 1,5 cm).
sables graveleux sont en gnral trs pais. La surface de ce milieu prsente un aspect rgulier il ne se forme pas daccumulation de sables oliens la base des plantes. Aprs les pluies, les oueds et la plaine sasschent rapidement en surface. Les mares ne subsistent que peu de temps.
rserve deau se constitue dans la profondeur du sdiment.
La densit de la vgtation est variable. Elle dpend de la proximit dun lit doued ou dune chute de pluie rcente. Elle est couramment de lordre de 20 30 % ; elle peut atteindre 50 % aprs les pluies, mais se rduit 5-6 %, voire 1-2 % en priode de scheresse prolonge.
Lespce botanique la plus caractristique de cet environnement est la gramine Panicum turgidum. Cest une plante dorigine tropicale dont lextension vers le Nord ne dpasse gure le Mouydir et le Tademat. Dans ce milieu qui constitue une transition entre les zones facis rocheux et celles facis sableux, on constate que P. turgidum est associ Acacia seyal et Bubonium graveolens dans la transition vers le facis rocheux et Acacia raddiana et Zilla spinosa dans la transition vers le facis sableux (Leredde, 1954). Lorsque lon progresse vers les latitudes mridionales, la densification des formations Acacia, Panicum et Cornulaca conduit au facis de savane dgrade sahlienne.
Les reptiles sont reprsents par des lacertids (Acanthodactylus, Mesalina), par le varan (Varanus griseus) ainsi que par des vipres (Cerastes vipera et Cerastes cerastes) et des couleuvres (Psammophis). En raison de la biomasse vgtale importante quil entretient de faon intermittente, ce milieu naturel a une forte productivit et une grande importance dans laccueil des onguls sauvages et domestiques. Ces grands espaces ouverts sont particulirement apprcis des grands herbivores qui effectuent des dplacements au long cours la recherche de paturages actifs. Cest le domaine typique de laddax, de loryx, de la gazelle dama. Les petits animaux fouisseurs, comme les gerbilles (Gcrbilius pyramidum) peuvent y creuser leurs galeries. On y rencontre aussi plusieurs espces de renards (Vulpes famelicus. V. ruppeli, Fennecus zerda).
Les regs
Reg dsigne une surface plate, avec de lgres ondulations. Le sol est couvert de cailloutis et de graviers. Il prsente en surface une couche dure argilo-limoneuse qui limite lrosion. En profondeur, on trouve des sables grossiers (20 %) mls de gravier et gravillons (23 %). Deux catgories de regs ont t dcrites selon leur origine gomorphologique. Les regs de dflation proviennent du dcapage olien dun lit doued : la forme dquilibre est atteinte quand le substrat est protg par une couverture gravillonneuse continue. Les regs de hamada sont constitus par le rassemblement, par ruissellement, dlments grossiers issus de la dlitation du plateau et colmats par de largile. Les regs sont assez pauvres en eau et se rvlent peu propices au maintien dune vgtation vivace pendant les annes de scheresse. Au Sahara oriental, ils portenrle nom de srir ou asrir.
Ce type de milieu se prsente parfois comme une volution rgressive de la steppe, dans le Sahara septentrional. Il peut aussi constituer la transition latrale de certains lits doueds avec le plateau ou la plaine environnante.
La vgtation du reg est clairseme, rpartie irrgulirement, compose de plantes basses, souvent plaques au sol, avec quelques petits buissons. Sa concentration est plus forte dans les cuvettes et les dpressions (dayas) o saccumule leau de pluie et de ruissellement. Le reg produit un ncheb bas aprs les pluies
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    12, 2008 11:01 pm

dveloppent. Seules survivent celles qui sont places sur les fentes profondes du rocher, o saccumule un peu de sable retenant de leau.
La surface du plateau prsente des sillons collecteurs (rigoles primaires), constitus par un rseau de dpressions allonges o ruisselle leau de pluie avant de gagner les oueds, et des cuvettes sans coulement. Ces milieux retiennent leau de pluie un peu plus longtemps que le tassili lui-mme, mais pas assez pour constituer de vritables milieux hygrophiles. Les cuvettes prsentent parfois (rsultat de laccumulation par ruissellement) un revtement comparable celui des regs. Les sillons collecteurs conservent parfois une petite paisseur de sable. La prsence de ce sdiment meuble permet le dveloppement dune flore plus abondante que sur le tassili sensu stricto. Elle nest pas sans rappeler celle des oueds rocheux et des boulis (Megastoma pusilla, Anastatica hirochuntica, Fagonia glutinosa).
Selon Leredde (1954), peu despces vgtales sont exclusives du tassili (Nuccularia perrini, Paronychia chlorothyrsa, Erodium guttatum). Parmi les plantes prennes, on note quelques touffes isoles dAristida pungens et dAndropogon laniger. Aprs les pluies, des plantes annuelles apparaissent, constituant lacheb (Fagonia bruggieri, Rumex vesicarius, Trichodesma africanus, Diplotaxis acris, Atractylis aristata, Bubonium graveolens, Helianthemum lippu, Reseda villosa, Asphodelus tenuifolius, Paronychia arabica, Cleonie arabica, Pancratium trianthum).
Au sommet des ondulations tassiliennes (en particulier dans les Ajjer), des altitudes gnralement suprieures 1000 m, on observe des chaos rocheux ou irekan. Ils ont t forms par lrosion pluviale et olienne au niveau du systme de fissures superficielles, ne conservant que les parties les plus rsistantes des grs. Ne restent en place que des blocs de plusieurs mtres de hauteur, parmi lesquels lrosion a dblay des voies, souvent agences sous forme de quadrillage. Lboulement de certains blocs augmente limpression de chaos. Ces blocs, qui prsentent souvent des surplombs, ont servi dabris la population humaine nolithique. Les parois relativement lisses de ces surplombs ont servi de support aux peintures rupestres.
Dans ce chaos rocheux, la vgtation est rare. Elle subsiste en implantant ses racines dans le rseau de fissures qui permet linfiltration de leau et qui est partiellement colmat de sables et de dbris vgtaux. Labsence de vgtation lichnique traduit la siccit importante de lair (Leredde na trouv, au cours de son exploration botanique du Tassili nAjjer, que deux lichens desschs). Ceci constitue un indice de la diffrence de milieu entre les Ajjer et le Hoggar o les lichens ne sont pas rares (au-dessus de 2000 m) Quelques Colocynthus vulgaris se dveloppent sur les placages argilo-sableux et quelques arbustes atteignent un dveloppement dc 3 4 mtres de hauteur : Olea laperrini, Merrua crassifolia.
Les montagnes
rfrence des reliefs non tabulaires, quelle que soit leur altitude: quelques centaines de mtres au-dessus du niveau de base (Djebel Ougarta), quelques milliers de mtres au-dessus du niveau de la mer (Emi Koussi). Le paysage est domin par la roche. La vgtation saccroche aux fissures (Capparis, Cupressus) ou profite des accumulations de terre (Merrua, Acacia, Balanites, Zyziphus). Les seules communauts biologiques importantes (par leur biomasse) sont celles qui bnficient de la proximit dun plan deau pour se dvelopper (cf. milieux humides). Les montagnes sahariennes ne sont pas des endroits trs favorables limplantation de populations de mammifres. Mme si laltitude permet la rapparition de formations vgtales de type mditerranen (Teucrium, Lavanda, Myrtus, Cupressus, Olea, Nerium, etc...), la productivit primaire des revers est trs limite, dans lespace et dans le temps. Ce milieu est surtout occup par des espces dont les comptences comportementales permettent une occupation optimale des refuges et ressources offerts par ces pentes souvent raides. Ce seront gnralement les mmes que celles habitant les falaises : les trois htes caractristiques, au Sahara, sont les goundis, les damans et les mouflons.
Les falaises
Il sagit de milieux essentiellement constitus de roches en place, prsentant une surface quasi verticale (Baten). Les falaises sobservent:
- dune part le long des valles principales qui dcoupent les plateaux et les massifs montagneux, constituant de vritables canyons, parfois trs troits
- dautre part, sur les rebords externes des tassilis et des hamadas qui surplombent la plaine priphrique de quelques centaines de mtres.
Les falaises sahariennes peuvent mesurer plusieurs centaines de mtres de hauteur (4 500 m couramment). Leur verticalit restreint au maximum le dpt de sables qui ne se produit que sur les trs troites banquettes horizontales.
La prsence de vgtation y est donc exceptionnelle, aussi bien vivaces que throphytes. Les seules exceptions sont Cocculus pendulus, Salvadora pers ica et Ficus salicifolia. Cependant, ils ne se dveloppent jamais plus de 15 m au-dessus du thalweg. La base de ces falaises accueille aussi parfois Capparis spinosa et Ephedra altissima.
Lescarpement des falaises fragmente les tassilis et les hamadas et limite les possibilits de passages dun plateau un autre ou du plateau la plaine, quelques points privilgis, les aqbas.
Les falaises sont des sites peu acceuillants pour la faune de vertbrs,
en raison du micro-climat qui y rgne : les roches sombres, exposes au soleil,
y atteignent des tempratures trs leves. Lamplitude thermique
quotidienne est relativement forte. Seules les petites espces, susceptibles de se glisser dans les interstices de rochers (lzards, chauve-souris), pourront y trouver des abris. La productivit primaire de ce milieu est trs faible. Ce lieu nest accessible quaux espces ayant des capacits descalade dveloppes. Hormis quelques lzards, que leur petite taille ou leurs adaptations favorisent (Geckonids), ce lieu nest gure frquent que, transitoirement, par les mouflons de tous ges pour quitter les pturages du
La rfrence la notion de montagne concerne les reliefs qui ne peuvent tre classs dans les gomorphes sahariens tassili et hamada. La notion saharienne de djebel (gebel au Sahara oriental) ou dadrar fait

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: 03/09/2007

    

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   touggourt 11, 2008 4:28 pm

c'est toujour votre point de vue cette paragraphe presque comme de ceux HEIM de BALZAC (1936) , le milieu desertique sa change et mme des faune donc la nouvelle suituation dit qu'il la repartition de faune saharienne pas relies avec le milieu mais des certains fois sont adaptes avec sont milieux .
il ya beaucoup de faune logiquement introuvables en sahara mais nous avons trouvs et qui sont bien nichent ..et l'inverse pour d' autre especes que se sont desparue je sais l'intervention d'activit humaine mais il ya autre facteurs
par exemple le fennec ce espce est dsertique sont rcense dans le pole du Nord
pour la flore le mme situation il ya mouvement la croute terestre .le probleme climaique (ozone..............)
c'est mon raison peut etre juste et peut etre faux
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touggourt



: 23
: algrie
: Ingenieur d'Etat
: 24/03/2008

    http://salsad.1fr1.net

    

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   aminokh 19, 2010 5:40 pm

salut a tous
S.V.P si vous avez qlq info sur la cerealiculture en milieu saharien aide moi
merci d'avance
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aminokh



: 4
: alger
: 11/11/2009

    

: Les milieux naturels terrestres sahariens

    25, 2010 1:34 am

merci pour votre demande
et concernent la cerealiculture en milieu saharien chouf au niveau la biibloitheque de Lex i.t.a.s

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: 03/09/2007

    

      


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